Pourquoi les écouteurs d’iPod sont-ils blancs ?

Vous êtes vous déjà posé cette question : ‘pourquoi les écouteurs d’iPod sont-ils blancs’ ? Je ne vais pas vous donner la réponse tout de suite 🙂 A vous de deviner grâce à ces quelques indices…

– la réponse se trouve dans la question elle-même…
– souvenez-vous des publicités où l’on voit des silhouettes noires danser (s’éclater?) avec un fil blanc qui pend de leurs oreilles…
– souvenez-vous des premiers produits Apple comme le premier PowerBook qui était gris alors que les autres ordinateurs portables étaient beiges…

ipod_silhouette.jpg

Alors, vous avez trouvé ?

Et oui, les écouteurs d’iPod sont blancs car il s’agit d’un signe distinctif du baladeur qui était facilement repérable par tout le monde !
Apple s’appuyait ainsi sur les premiers acheteurs d’iPod (early-adopters) pour promouvoir facilement et gratuitement leur baladeur, même si celui-ci était rangé dans une poche. Sur les publicités, les caractéristiques techniques importent peu, Apple vend un style de vie, les utilisateurs ‘s’éclatent’ grâce à leur baladeur.

La marque excelle dans la pratique de marketer ses produits en s’appuyant sur une communauté d’utilisateurs. Elle met à leur disposition des moyens (involontaires) de faire sa promotion dès qu’ils utilisent un iPod (ou autre produit comme l’exemple des PowerBook gris). Les utilisateurs se reconnaissent ainsi d’abord entre eux (tous ceux qui ont des écouteurs blancs) avant d’être reconnus (et enviés) par les non-utilisateurs. Car c’est bien connu, les gens envient (et donc achètent) ce que les autres ont (et que eux n’ont pas).

On a ici un excellent exemple de marketing viral appliqué à un produit : les prescripteurs s’emparent de la marque ou du produit et vont en faire la promotion, consciente ou non.

Je cherche d’autres exemples où les marques s’appuient sur leurs utilisateurs pour promouvoir leurs produits. On pense naturellement aux marques de vêtements qui s’affichent sur les tee-shirts, chaussures, etc… ces produits sont plus achetés pour la marque elle même (donc la communauté qu’elle représente) que pour leurs fonctionnalités donc je ne pense pas que cet exemple soit vraiment parlant. Je pense également aux cartes-clés des voitures Renault : faisant office de porte clé, dès que quelqu’un sort cette carte, on sait qu’il possède une Renault, même si celle-ci est garée au loin… mais pour je ne sais qu’elle raison, Renault n’a pas rendu cette clé standard sur tous les modèles…

Si vous avez d’autres exemples comme celui des écouteurs de l’iPod, je suis preneur 🙂

Publicités

Les internautes et la publicité

Une étude réalisée par Ipsos pour l’agence Australie démontre que la perception qu’ont les Français de la publicité est transformée par l’utilisation d’Internet. Et notamment que les internautes réguliers sont les publiphobes du Net !

Vodpod videos no longer available.

L’étude met en avant deux idées :
– les marques ont la côte, elles sont de mieux en mieux perçues ;
– par contre, la publicité est de moins en moins bien acceptée.

Cela est d’autant plus vrai quand on considère la population des internautes qui sont particulèrement critiques par rapport à la pub en général et plus particulièrement à la pub sur Internet. On voit par exemple slide 19 que les non-internautes sont ceux qui jugent la pub la moins envahissante alors que les internautes sont ceux qui la jugent la plus envahissante. Le rapport s’inverse si l’on considère le critère ‘informative’ !

Concernant la pub sur Internet, tout le monde en général et les internautes en particulier la trouvent (dans l’ordre) : envahissante, agressive, banale… Piètre constat!
Les solutions ? Des pubs plus ciblées, plus originales, moins envahissantes (soit en respectant l’accord de l’internaute, soit en respectant son espace de navigation)…

Un exemple de pub particulièrement réussie sur Internet ? Je suis sûr que celle-là doit être bien appréciée par les personnes visitant la page : elle est ciblée (en accord avec la recherche d’information), drôle et s’intègre parfaitement dans la page en utlisant le bandeau latéral et supérieur… enjoy !

PS : l’agence Australie a également publié un livre blanc (voir lien Labo) sur les tendances de l’année à venir en termes de communication et d’attitude des consommateurs. Je vous en conseille fortement la lecture, notamment le passage sur la volonté des consommateurs à avoir une relation en temps réel avec leurs marques fétiches, sujet déjà abordé dans ce post et qui sera à mon avis prédominant dans la reconnaissance future des marques.

Fidélisation client : mode d’emploi

« Fidéliser ses clients coûte moins cher que les recruter ». Ce genre d’idée reçue conduit beaucoup d’entreprises à se lancer dans le Management de la Relation Client. Mais comment procéder pour mettre en place une relation client efficace ?

Tout d’abord, il faut bien avoir en tête que fidéliser ses clients passe d’abord par des produits ou services qui sont en accord avec leurs besoins. Il ne sert à rien d’investir dans des outils coûteux, de la formation, etc… si ce pré-requis n’est pas formalisé. Il faut donc bien connaître ses clients, partir du terrain, adapter son offre à leurs besoins et ensuite mettre en place les outils de fidélisation adequat.

Ensuite, il faut cibler les clients que l’on souhaite fidéliser. Tous les clients ne sont pas forcèmment des clients ‘rentables’. La règle du 80/20 est souvent de mise : 20% des clients réalisent 80% des bénéfices d’une entreprise. Il faut identifier ces 20% et leur proposer un programme de fidélisation particulièrement intéressant et avantageux pour eux (que l’on appelera ‘gold’ :-)). Les 60% suivants peuvent être fidélisés, mais via un programme basique. A eux de faire leurs preuves pour entrer dans le programme ‘gold’. Enfin, les 20% restant représentent généralement les mauvais clients : qui achètent peu, ou seulement sous certaines conditions (réductions…), n’hésitent pas à critiquer la marque et font perdre du temps au service après vente… Cela parait brut, mais c’est souvent le cas ! Pas la peine d’investir sur eux ! Un bon moyen de sélectionner ces différentes typologies de clients est par exemple de faire payer un droit d’entrée au programme de fidélisation. Le ‘tri’ sera vite fait !

Un programme de fidélisation repose sur un système d’échange et de confiance entre le fournisseur et le client. Le fournisseur fait profiter à ses clients d’avantages particuliers. Pour cela, il a deux leviers :
– transactionnel : faire profiter de promotions particulières à ses clients
– relationnel : faire profiter ses clients d’informations ou de services complémentaires (consumer magazine, avant premières produits, etc…)
On peut d’ailleurs ici distinguer les deux niveaux de clients : transactionnel pour les clients ‘basiques’ ; relationnel pour les clients ‘gold’ car le relationnel coûte plus cher mais s’inscrit dans une relation à long terme.

Le client doit en contre-partie se sentir valoriser et être prêt à s’engager dans sa relation avec son fournisseur. Il le fera de deux façons :
– soit en achetant plus (cross-selling)
– soit en achetant des produits plus haut de gamme (up-selling)
Enfin, les meilleurs clients se porteront tout naturellement ambassadeurs/prescripteurs du fournisseur leur ayant témoigné sa reconnaissance. Attention, pour arriver à ce résultat, le programme de fidélisation doit ‘payer’ rapidement pour les clients ‘basiques’ tout en permettant aux clients ‘gold’ d’étalonner et de cumuler des avantages.

Un Management de la Relation Client efficace se doit de se remettre en cause constamment. Revenons à notre fondamental de départ : connaître les besoins de ses clients. Un programme de fidélisation mis en place, il influera sur leurs attentes. Il faudra donc savoir l’adapter, le ré-inventer constamment pour coller à ces nouvelles attentes. Les enquêtes de satisfaction couplées au datamining pourront ainsi aider à l’amélioration continue du programme et à l’identification des nouveaux besoins et comportements d’achat.

Enfin, la communication n’est pas à négliger. Même si les outils de marketing direct sont privilégiés pour créer et entretenir la relation client, il ne faut pas oublier le prestige de la marque. Une marque forte, bien perçue aura toujours tendance à avoir des consommateurs fidèles voire des ambassadeurs. Et aujourd’hui, avec le développement des blogs et d’internet en général, les prescripteurs sont plus puissants que jamais.

La nouvelle pub iPod touch créée par un aficionados de la marque

Beaucoup de marques ont déjà pensé que les mieux placés pour faire leur pub étaient les internautes et les sites proposant des concours pour s’y essayer sont légions. Ici, c’est carrèment Apple qui a été cherché Nick Haley, anglais de 18 ans et réalisateur amateur d’une pub pour le nouvel iPod touch. Et ils ont tout simplement repris la pub telle quelle, en la refilmant en haute définition (sauf pour les messages de fin…) Si la pub en elle même n’est pas extraordinaire, elle a permis à Apple de générer un bon gros buzz autour de la vidéo (qui était déjà très connue sur YouTube).

L’originale :

Le remake :

Ceci dit, je la trouve quand même mieux que celle prévue à l’origine :

Pour les e-mails aussi, il n’y a pas que la taille qui compte

Tout bon designer d’e-mailing vous le dira, pour de meilleurs taux de click, mieux vaut avoir un lien visible dans le panel d’aperçu d’Outlook (ou autre…) Voici l’exception qui confirme la règle, mais qui montre surtout qu’un bon e-mail est surtout un e-mail donnant envie de lire la suite du message. Et s’il le fait de manière originale, c’est encore mieux !

email-size-getty-images.gif

(cliquez sur l’image pour la voir en taille réelle)

Marketing viral B to B

Les exemples de marketing viral B to B (à destination des professionnels) ne sont pas très courants. Je tiens donc à vous faire partager ces deux campagnes qui sont à la fois originales par leurs destinataires et par leur contenu puisqu’elles sont particulièrement bien construites.

mercedes.gif Le premier exemple nous vient de Mercedes qui a mis en ligne un site viral sous forme de blog « Je veux ma Mercedes« . La cible concerne tous les professionnels souhaitant avoir une Mercedes comme voiture de fonction. Les vidéos humoristiques sont bien entendu présentes, mais la véritable originalité de la campagne tient dans le « kit de persuasion pour le bureau » qui est vraiment très complet et bien pensé : e-mails à envoyer aux collègues, affichettes à imprimer, fonds d’écran pour PC, conseils pour son patron ou pour le directeur financier… Avec un kit si complet, on peut penser que ces derniers seront forcèment touchés tôt ou tard…

 

L’autre dispositif nous vient d’une agence de développement web US Agency Fusion.  Ils ont réalisé une vidéo assez hilarante, façon téléachat, d’une vaste gamme de produits (crême, sprays…) qui résolvent en quelques secondes tous les problèmes de communication auxquels les agences sont généralement confrontées 😉

C’est principalement le côté B to B de ce dispositif qui est intéressant. Sinon, il n’est pas exempt de critiques : sur la forme, la vidéo est trop longue et ne peut être partagée facilement… sur le fond, si les miracles prodigués sont drôles, ils ne sont pas vraiment pertinents en terme de communication… Et finalement, aucun moyen de diffuser directement la vidéo dans un blog 😦 Allez donc voir directement sur leur site.

 

biggercream.jpg