iPhone, Androïd : Appli ou Webapp ?

Question pertinente soulevée aujourd’hui au sein de mon agence C2iS :

« Que doit-on proposer comme solution dans le cadre du web-mobile ? »

Voila le mail qui a lancé le débat :

L’application, qui est un petit logiciel que l’on télécharge sur son téléphone, possède de nombreuses qualités. En revanche, si elle paraît particulièrement efficace pour offrir une « vitrine » qualitative à la marque, il existe, de sa création à son référencement et jusqu’à sa diffusion, un certain nombre de contraintes qui n’existent pas pour les WebApplications. A titre d’exemple, une Application, une fois développée, doit être validée par celui qui va la référencer dans son store. C’est le cas d’Apple qui valide toutes les applications présentes dans l’AppStore.
Une fois validée (entre 5 jours, un mois et parfois deux, il n’y a pas de règle) c’est encore Apple qui décide de l’endroit où elle sera référencée dans son store. Aujourd’hui, il y a plus de 50 000 applications présentes dans l’AppStore. Celles qui sont dans le Top 50, en première page, sont téléchargées. Les autres sont malheureusement perdues parmi des milliers d’autres.
Source : http://www.lawebappagency.com/pourquoi-une-web-application.php

App (Apple kit) ? WebApp (html/js/css) ? Toutes les possibilités sont faisables  et réalisables.
Téléchargement ou reconnaissance à l’arrivée sur le site ?

Merci d’y réfléchir et donner vos avis (même si vous n’avez pas d’Iphone dans votre poche).

Débat intéressant, non ? Voilà la réponse que j’ai faite et qui correspond à mes habitudes d’utilisation de l’iPhone :

Pour ma part, je suis plutôt utilisateur des Applis pour plusieurs raisons :

– elles sont accessibles offline

– elles sont intégrées au téléphone, donc généralement plus rapides que les webapp

– même si l’appstore n’est pas idéal pour trouver les appli, elles sont souvent relayées sur divers sites, facilement trouvables et téléchargeables

– au contraire, il n’y a pas (a ma connaissance) de véritable annuaire de webapp (sauf sur le site apple, mais rechercher une webapp est encore pire qu’une app)

– les webapp ne sont souvent « que » une page web optimisée pour Iphone : les boutons, onglets, etc très pratiques des appli ne sont pas dispo sur les webap.

Pour conclure, je dirai que de nombreux sites proposent à la fois des pages optimisées pour iphone (pour satisfaire l’utilisateur qui « tombe » sur leur site depuis le téléphone) mais également des appli à télécharger pour les fidéliser (ex : tous les sites d’informations type le monde, l’équipe, etc). L’appli du monde à fait beaucoup de bruit lorsqu’elle est sortie, et elle est toujours dans les applis les plus téléchargées. Libé a sorti une webapp il y a longtemps, mais a part sur le site de libé, je n’ai vu l’info reprise nulle part…

Par contre, l’arrivée de nouveaux téléphones concurrents sérieux de l’iphone pourra peut etre remettre cela en question (je pense notamment à Android que j’ai pu tester rapidement et qui est tout aussi agréable que l’iphone) : il deviendra plus « rentable » de développer une page visible sur tous types de téléphone et tous types de navigateurs que de développer une appli par type de système d’exploitation (dans ce cas, on oubliera également l’habillage « iPhone » de la webapp). Quoique… développer des adaptations de programme pour chaque système d’exploitation, c’est ce qui se fait aujourd’hui entre windows, mac et linux, n’est ce pas ?

Et vous ? Qu’utilisez vous le plus sur votre smartphone (iPhone ou Androïd), Appli ou Webapp ?

Si vous ne visualisez pas correctement ce message…

Il est connu que tout e-mail ou newsletter bien réalisé doit contenir en tête de page un message du type « Si vous ne visualisez pas correctement ce message, cliquez ici » avec un lien vers la page html du mailing. Cette technique est utilisée principalement pour les clients mail dont les images sont bloquées.

Cependant, cette phrase est bien souvent la première, voir la seule vraiment lisible (plus lisible que l’objet par exemple) qui apparait dans les fenêtres de prévisualisation des messages de la plupart des clients mail. Cela est encore plus vrai lorsque l’on parle de clients mail adaptés aux mobiles.

Boîte de réception du client mail pour iPhone

Boîte de réception du client mail pour iPhone

Plutôt que d’utiliser cette phrase devenue bateau, pourquoi ne pas mettre en avant l’offre du mailing tout de suite ? Un message du type « Vous voulez profiter de nos 50%, mais ne visualisez pas correctement ce message ? Cliquez ici. » Cela améliorerait certainement le taux d’ouverture.

Je suis surpris de ne pas voir ce type d’accroche devenir la norme…

Left 4 Dead 2 – Bad buzz de fans

Le bad buzz est un détournement ou une critique d’une campagne de communication d’une marque ; son origine est généralement dûe à un message mal interprété ou à un groupe de personnes s’opposant à la marque. Le cas de Left 4 Dead 2 (L4D2) est intéressant car c’est la communauté de fans du N°1 qui prend violemment position contre la sortie de la suite de leur jeu préféré annoncée la semaine dernière à l’E3. Analyse.

L4D2boycott

L4D 1er du nom s’est écoulé à plus de 2 millions d’exemplaires (ventes « boîtes », hors achat online sur Steam, plateforme de jeu et vente en ligne) depuis sa sortie en novembre 2008. Un succès donc. Le jeu est principalement multijoueurs, social et favorisant l’apparition de communautés sur Internet. Valve, son éditeur, est un habitué de ce type de jeux puisqu’il est déjà à l’origine des célèbres Counter Strike et Team Fortress 2.

Lors du lancement, Valve a annoncé que de nombreuses extensions téléchargeables seraient disponibles gratuitement pour le jeu et qu’ils comptaient ainsi constituer une grande communauté de joueurs avec ce type de services… et les joueurs les ont écouté. En six mois, les fans de la première heure n’ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent en terme de contenus téléchargeables. Mais en plus, Valve annonce une « suite » (il n’y a pas d’histoire dans L4D) qui n’apporte pas de réelles nouveautés par rapport au premier épisode. En tous cas pas de nouveauté qui ne pourrait être a priori téléchargeable, même de façon payante. Cela aurait été moins « catastrophique » pour l’image de Valve que l’annonce d’un jeu complet au prix fort.

D’ailleurs, ce n’est pas tellement le prix qui fait grincer des dents la communauté, mais le sentiment d’avoir été flouée par un éditeur qu’elle admire et respecte depuis longtemps, tant pour la qualité de ses jeux que pour son écoute et sa valorisation de sa communauté. L’un des principaux reproche mis en avant par le groupe de boycott créé sur Steam est que le lancement de ce jeu divisera la communauté entre les utilisateurs du 1 et ceux du 2.

Le problème quand une marque déçoit ses fans, c’est que ceux-ci peuvent passer de l’amour à la haine très rapidement (un peu comme en amour quoi !) et se montrer particulièrement rancuniers à son égard, d’autant qu’ils n’ont pas oublié les promesses passées. La réaction ne se fait donc pas attendre et les vidéos fleurissent sur YouTube. Celle-ci a déjà près de 65 000 vues en 3 jours

Elle a même déjà droit à son remake : http://www.youtube.com/watch?v=pb0pF8d0Rxc

D’autres ont également de bons scores :

http://www.youtube.com/watch?v=koM4wyfCA_c

http://www.youtube.com/watch?v=SQWylFmqnwM

La preuve donc que quand une marque investit du temps et de l’argent à construire une communauté et lui promet services et écoute, mieux vaut aller jusqu’au bout de la démarche. En ce qui concerne Valve, tout n’est pas encore perdu : il leur suffirait d’annoncer que le contenu de L4D2 sera également disponible en téléchargement pour les utilisateurs du 1 pour que la communauté acclame de nouveau son éditeur fétiche. Attendons donc de voir si cette communauté aura ce poids ou si sa pétition se perdra dans les méandres du net.

Source : Kotaku

GTA IV lance sa campagne de street marketing

GTA IV est certainement le jeu le plus attendu de cette année sur les consoles ‘next-gen’. Alors que le jeu n’est pas prévu avant Avril, Rockstar vient de lancer une campagne de street marketing. Voila ce que l’on peut trouver coller sur les poteaux téléphoniques autour de Brooklyn :

gta_iv_wanted_poster.jpg

Le poster colle bien à l’ambiance du jeu et à l’esprit décalé de la série. Une adresse mail permet de contacter la police de Liberty City (ville imaginaire inspirée de New York qui sert de décor au jeu). Voici la réponse automatique hilarante renvoyée par le soit disant bureau de police 🙂 :

lcpd_response.jpg

Il est certain que cette opération enchantera les fans et attirera les curieux !

Kit Kat et la Société Générale ou le bon timing en marketing viral

Kit Kat vient de lancer une nouvelle campagne avec une vidéo virale où un employé de bureau voit ses tableaux de bords qui s’affolent sur son PC et part à la recherche du break ultime. En France, l’actualité se focalise sur la perte de 5 milliards d’Euros que connaît la Société Générale dûe apparemment une fraude d’un seul employé : Jerome Kerviel. Ces deux évènements n’ont aucun lien, mais la similitude de la situation au début du film fait que la vidéo de Kit Kat paraît extrêmement d’actualité. Et se propage d’autant plus vite !

On voit ici le lien direct d’éléments non-maîtrisables sur le succès d’une campagne virale. Bien sûr, la bourse va mal depuis plusieurs mois, donc la situation originelle était déjà dans l’air du temps. Mais le scandale retentissant de la Société Générale donne encore plus de crédibilité et d’impact à cette vidéo et favorise sa propagation.

Fred Cavazza parlait ce matin sur son blog des travaux de Duncan Watts, chercheur spécialisé dans la théorie des réseaux. Voila ce qu’il en dit :

Les phénomènes de propagation virale seraient le fruit du pur hasard et ne pourraient pas être amorcés à la demande.

Pour illustrer ses propos, l’auteur utilise la métaphore du feu de forêt : c’est la combinaison de nombreux paramètres aléatoires (pluviométrie, type de bois et de sous-bois, temps de réaction des équipes de pompiers…) qui déterminent l’ampleur de la catastrophe. Comprenez par là que si les conditions sont réunies, une simple allumette suffit à provoquer un incendie gigantesque. Et inversement : s’il vient de pleuvoir, même une bombe incendiaire au phosphore ne pourra pas provoquer grand chose.

Pour celles et ceux qui travaillent dans le domaine du buzz marketing, ces travaux sont lourds de conséquences : ils remettent en question le marketing communautaire reposant sur les influenceurs. Pire : Duncan Watts précise que le meilleur moyen d’améliorer les chances d’une campagne virale est de multiplier le nombre de points d’amorçage. En d’autres termes : le marketing de masse viendrait au secours du marketing de niche. Gloups !

Je suis totalement d’accord avec ce point de vue. Cela n’empèche pas que la campagne doit être bien construite au départ pour favoriser le buzz. La campagne de Kit Kat est assez alléchante : elle promet un voyage dans l’espace à gagner. De quoi attirer le chaland !

Pour finir, j’ai trouvé cette vidéo super intéressante : Claus Moseholm de l’agence GoViral pose les bases d’une campagne de marketing viral et présente les 7 points essentiels pour réussir une campagne. Il rejoint à ce niveau les remarques de Duncan Watts exprimées plus haut. (Attention, la vidéo est un peu longue et en anglais).

Pour résumer pour ceux qui n’iront pas jusqu’au bout. Le marketing viral est la nouvelle coqueluche des marketeurs, mais la multiplication du contenu sur les sites de vidéo fait que la super vidéo virale que vous venez de réaliser risque de se perdre dans la masse. D’un autre côté, l’envoyer à quelques personnes influentes ne permettra souvent pas à la vidéo d’atteindre les objectifs fixés. Il faut donc la mettre à disposition à un certain nombre d’internautes au départ sur les points de contacts que fréquentent les cibles (forums, blogs, sites dédiés…) et la soutenir si possible avec des campagnes parallèles plus classiques. Les 7 points clés d’un bon contenu viral sont :
– une bonne histoire (dans notre exemple, l’histoire fictive de l’employé de bureau et le parallèle avec celle de Jerome Kerviel)
– facilement mémorisable,
– intéressante pour la cible,
– dans le format approprié…
– …pour faciliter l’échange,
– qui colle a l’actualité (de la cible, du monde, de la société, de l’année…)
– qui sera acceptée et en relation avec le contenu des premiers points de contact.

Harry Potter et la magie du marketing viral

Harry Potter a un nouveau tour dans sa baguette magique. Il s’appelle Marketum Viralis et permet de transmettre une information très rapidement au plus grand nombre. De 7 personnes au départ à environ 350 millions au final pour être exact. Comme tous les tours de magie, il demande un peu de préparation, mais est à la portée de tous les magiciens (euh pardon, marketeurs…)

Ce tour a été brillamment mis en oeuvre par Cindy Gordon, la directrice marketing des parcs à thême Universal Orlando Resort. Pour annoncer l’ouverture d’un nouveau parc ‘Wizarding World of Harry Potter’ inspiré des aventures du jeune sorcier, elle a séléctionné les 7 fans d’Harry les plus influents du net et les a invité à participer au tournage du spot de l’annonce dans le bureau de Dumbledore. Voici la vidéo en question :

Vodpod videos no longer available.

Alors que pour une annonce de ce type, un vaste plan média aurait été normalement mis en place (avec les millions de dollars induits), le dispositif imaginé par Me Gordon a entièrement été réalisé en interne et repose sur 3 actions principales :

– la vidéo annonçant l’ouverture du parc, présentée en exclusivité à 7 fans
– simultanément, un site dédié a été mis en ligne pour informer les internautes sur le parc
– l’info a également été envoyée à la mailing list opt in des Parcs Universal dans un second temps

Aucune campagne média ou presse n’a été engagée. C’est le bouche à oreille dans la base de fans qui a fait le reste. Gordon explique qu’il était très important pour elle de toucher les fans en priorité et que ceux-ci auraient été déçu d’apprendre une telle nouvelle dans des médias classiques. Puis, le bruit généré dans les médias sociaux a intéressé les médias traditionnels qui ont relayé l’information. Celle-ci a été reprises dans les magazines, à la télévision, à la radios, etc… On estime au final que 350 millions de personnes ont entendu parler de l’ouverture de ce parc. Le budget n’a pas été révélé, mais une vidéo, un site et une newsletter, cela ne va pas chercher bien loin… L’opération est donc un réel succès… un beau tour de magie !

harrypotter.jpg

Source : David Meerman Scott : e-book sur le marketing viral

Marketing Awards 2007

Je me suis rendu compte aujourd’hui que deux marques m’avaient particulièrement marqué (c’est le cas de le dire) en 2007. Je tiens donc à leur rendre hommage sur ce blog pour l’excellence de leur stratégie marketing et de leur décerner mes premiers Marketing Awards 2007 !

Les deux vainqueurs ex-equo sont donc : Apple et Nintendo !

iphone.jpgApple tout d’abord pour la faculté qu’a eu la marque à promouvoir son iPhone à travers le buzz, ses clients fidèles, les early adopters etc… L’image de marque engendrée a été tellement forte que la marque a même pu imposer un nouveau business model aux opérateurs de téléphonie mobile voulant distribuer son téléphone. Le plus surprenant, c’est que si l’on supprime cet emballage marketing pour ne s’intéresser qu’à l’objet lui même, on constate que l’iPhone est un objet très sexy, mais à qui ils manquent des fonctionnalités que de nombreux concurrents intègrent déjà ! Le marketing d’Apple a donc fait très très fort sur ce coup là !

wii.jpgNintendo ensuite pour la capacité qu’a eu ce constructeur de console d’identifier de nouveaux besoins et d’élargir le marché des jeux vidéo au plus grand nombre. La Wii (et dans une moindre mesure la DS) ont été assez critiquées lors de leurs lancements par les joueurs, spécialistes et analystes du jeu vidéo… mais aujourd’hui, les chiffres de vente mettent tout le monde d’accord. Jamais lancements de consoles n’ont été aussi fulgurants. Le plus fort, c’est que ces deux consoles ont été immédiatement rentables alors que leurs concurrents (Sony et Microsoft) ont encore des trous plein les poches suite aux lancements de la PS3 et de la Xbox 360. Comme pour l’iPhone, la Wii est un produit techniquement moins puissant que les consoles concurrentes, mais le positionnement et la cible ont été plus pertinents et ont assuré le succès de la machine.

Nintendo est aussi de mon point de vue la société de jeux vidéo qui a la meilleure relation client : produits fiables, SAV performant, points de fidélité, site web entièrement refait à neuf et incitant les internautes à y repasser très régulièrement, etc…

Il est à noter qu’Apple et Nintendo ont tout deux publié des résultats records l’année dernière, tels qu’ils n’en avaient jamais connu… Il est certain que ces succès vont exciter les convoitises des concurrents et que nous devrions assister à de belles opérations en 2008.

En parlant de 2008, je suis également particulièrement curieux de voir la concrétisation du plan de relance de Carlos Ghosn pour Renault : ‘Renault Contrat 2009’. Ce plan comprend notamment le lancement de 26 nouveaux modèles (entammé en 2006) et le repositionnement de certaines gammes (Laguna et Velsatis). Tout cela devrait donner naissance à une communication et un marketing assez intéressants à suivre…

Et vous ? Quelles marques vous ont impressionné en 2007 ? Qu’attendez-vous de voir en 2008 ?